FONDS PROPRES
D’où peuvent venir vos 20% ?
Épargne bancaire, titres, 3e pilier, assurance-vie rachetable, donation ou avance d’hoirie constituent des fonds propres « durs ». Il en faut au minimum 10% du prix d’achat, sans exception depuis 2012.
Les 10% restants peuvent provenir du 2e pilier. Attention aux frais annexes : droits de mutation, frais de notaire et cédules représentent 1 à 5% du prix selon le canton, et ne sont jamais financés par la banque.
STRATÉGIE DE TAUX
Une tranche ou plusieurs ?
Découper l’hypothèque en deux ou trois tranches de durées différentes évite de renégocier la totalité au même moment. Le prix de cette sécurité : vous restez lié à un établissement tant qu’une tranche court.
Notre règle pratique : pas plus de deux tranches en dessous de CHF 800'000, et jamais d’échéances rapprochées de moins de deux ans.
FISCALITÉ
Valeur locative et déductions
Propriétaire, vous déclarez une valeur locative comme revenu, et déduisez les intérêts hypothécaires ainsi que les frais d’entretien. L’équilibre entre les deux décide de l’intérêt d’amortir vite ou lentement.
L’amortissement indirect via un 3e pilier nanti combine déduction des intérêts et déduction des versements de prévoyance. Le régime cantonal change la conclusion : le calcul se fait sur votre feuille d’impôts, pas en théorie.
RÉNOVATION
Financer des travaux énergétiques
Pompe à chaleur, isolation, panneaux solaires : une augmentation d’hypothèque est possible si la valeur du bien le permet. Plusieurs établissements proposent une réduction de taux sur la tranche « verte ».
Ces travaux ouvrent souvent droit à des subventions cantonales et sont déductibles fiscalement en tant qu’entretien à plus-value énergétique. L’ordre des démarches compte : la demande de subvention se dépose avant le début du chantier.